L'histoire des générations de la domotique jusqu'au numérique
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Publiée par Franck Marty

L'histoire des générations de la domotique jusqu'au numérique
L'histoire de la domotique c'est celle du passage de la « maison du futur » à la « maison intelligente » et maintenant à la « maison obéissante » grâce au numérique. Et l'émergence de nouveaux métiers.
Avant les années 80, la domotique en France était encore à ses balbutiements et se limitait principalement à des systèmes rudimentaires et souvent réservés à un public aisé ou à des applications industrielles.
On trouvait surtout des dispositifs électriques ou mécaniques simples : Minuteries pour l’éclairage ou le chauffage. Thermostats basiques pour réguler la température. Portails et portes automatiques actionnés par des moteurs électriques, souvent commandés par des interrupteurs ou des télécommandes filaires. C'est la 1ere génération des systèmes domotiques.
Génération 2 : la domotique, signe extérieur de richesse
Au cours des années 1980, l'exigence de confort s'accroît, et l'habitat évolue pour y répondre : sécurité, lumière et ensoleillement, isolation...
Les technologies accompagnent ces changements. Mais, encore chères, seuls les plus fortunés y ont accès. La domotique est un luxe, un accessoire de prestige pour villa chic, au même titre que les voitures de sport.
Mais ce marché élitiste fait progresser le concept, qui va vers plus de simplicité et d'utilité. On voit ainsi apparaître :
la maison motorisée des années 1980 : les volets, les stores, les portails, les portes de garage découvrent les moteurs... D'autre part, les thermostats deviennent électroniques et se répandent, pour réguler le chauffage ;
la maison automatisée des années 1990 : certaines actions sont planifiées (ouverture des volets à une heure donnée, allumage des lumières quand on passe à proximité ou quand le soleil se couche...), les télécommandes supplantent les interrupteurs, et les alarmes se couplent à la télésurveillance ;
la maison pilotable à distance des années 2000 : avec le développement d'internet, les automatismes sont désormais programmés et commandés via un ordinateur.
Génération 3 : la domotique devient un serviteur obéissant
Après des années de tâtonnements et de tests, le marché actuel de la domotique atteint un niveau de maturité concrète. L'offre se structure à tous les niveaux :
les fabricants de matériels multiplient les solutions en « kit prêt à poser » faciles d'emploi ;
les prix baissent et intègrent des « services » complémentaires clés en main ;
Nombre d'objets connectés vous simplifient la vie à la maison désormais ;
les professionnels du secteur (architectes, artisans, thermiciens, installateur domotique , etc.) sont de plus en plus nombreux à se former pour offrir conseils et compétences adaptés à chaque besoin.
Tandis que de nouveaux métiers liés proprement au numérique apparaissent : Technicien en domotique numérique ( intègre des solutions connectées - éclairage, chauffage, sécurité, multimédia - et les rend accessibles via des interfaces numériques - smartphones, tablettes, assistants vocaux - ; accompagnateur de vie numérique à la maison pour les personnes dépendantes ...
On ne parle plus ni de « maison du futur » ni de « maison intelligente ». Les expressions « maison obéissante » ou « maison intelligemment conçue » traduisent une réalité plus juste, à la fois pragmatique (coller au plus près de notre mode de vie) et évolutive.
Pour François-Xavier Jeuland (ingénieur spécialisé en domotique et multimédia et auteur du livre « la maison communicante ») : « Une maison ne sera jamais intelligente, ce sont ses habitants qui sont sensés l'être. Une maison intelligemment conçue permet plus de confort, de sécurité, d'économie d'énergie et est prête à s'adapter au monde du numérique et aux futurs besoins des utilisateurs. [...] Les solutions domotiques apportent du confort et une simplification des tâches quotidiennes : remonter une dizaine de volets roulants à la manivelle, c'est sportif ! Au-delà, on peut employer la domotique dans le domaine de la sécurité [...] et notamment la sécurité sanitaire de nos habitations. Les champs électromagnétiques, sources de troubles de la santé, y sont souvent présents. On peut les limiter en désactivant les circuits électriques pour la nuit en appuyant simplement sur un bouton... »
5 préjugés à oublier sur la domotique
La maison d'aujourd'hui utilise beaucoup de domotique, en fait. C'est pourquoi les préjugés qui reposent sur les vieilles images de la domotique ne sont plus valables :
Préjugé n° 1 : une installation domotique revient cher... FAUX. Le recours aux connexions par ondes radio est très économique. C'est encore plus vrai dans un projet de rénovation (plus besoin de transformer vos murs en emmental !).
Préjugé n° 2 : la domotique est une technologie compliquée... ABSOLUMENT PAS. Vous trouvez actuellement en grandes surfaces de bricolage des solutions clés en main et prêtes à l'emploi. Pas besoin d'être un pro du bricolage !
Préjugé n° 3 : la domotique, c'est un gadget... PAS DU TOUT. Avez-vous une idée du nombre de personnes à qui la domotique a, non seulement simplifié le quotidien, mais aussi rendu la joie d'une vie autonome ? Pensez à la personne handicapée ou âgée, qui peut rester chez elle. Et on ne parle même pas du temps gagné, des économies d'énergies, etc.
Préjugé n° 4 : la domotique va contrôler ma vie... AU CONTRAIRE, la domotique est faite pour vous obéir au doigt et à l'œil. C'est vous qui décidez, d'un seul geste et en permanence !
Préjugé n° 5 : il faudra mettre des fils partout parce que c'est plus sécurisé que des ondes radio... INEXACT. Cela dépend du système choisi. Certains protocoles radio s'appuient sur une clé de cryptage 128 bits, et offrent un niveau de sécurité équivalent à celui d'une puce bancaire !
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