Facturation électronique obligatoire : comment choisir le bon logiciel

Publiée par Antoine Morant


Publiée le 03.10.2026

Facturation électronique obligatoire : comment choisir le bon logiciel

Depuis le 1er septembre 2026, la facturation électronique est entrée dans le quotidien des entreprises françaises. Réception, émission, plateformes agréées, formats : on fait le point sur ce qui change vraiment, et sur la façon de choisir un logiciel adapté à votre activité.

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Tiime - Logiciel de Facturation Electronique

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Annoncée depuis des années, plusieurs fois repoussée, la réforme est désormais bien lancée. Pour les grandes entreprises comme pour les indépendants, la facture envoyée en PDF par e-mail appartient peu à peu au passé. Bonne nouvelle : avec le bon outil, le passage à la facture électronique peut se faire sans douleur, et même faire gagner du temps.

La facture électronique, c'est quoi exactement ?

On pourrait croire qu'une facture envoyée en PDF par e-mail est déjà électronique. Ce n'est pas le cas au sens de la réforme.

Une facture électronique est un fichier contenant des données structurées, lisibles automatiquement par un logiciel. Elle doit respecter l'un des formats reconnus, comme Factur-X, UBL ou CII, et transiter obligatoirement par une plateforme agréée par l'administration fiscale.

  • Un PDF par e-mail : ce n'est plus une facture électronique valable.

  • Une facture au format structuré : elle est conforme.

  • Une transmission via une plateforme agréée : c'est obligatoire.

Le calendrier de la réforme

La réforme se déploie en deux temps, selon la taille de votre entreprise et selon qu'il s'agit de recevoir ou d'émettre des factures.

  • 1er septembre 2026 : toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques.

  • 1er septembre 2026 : les grandes entreprises et les ETI doivent aussi les émettre.

  • 1er septembre 2027 : l'émission devient obligatoire pour les PME, TPE et micro-entreprises.

Le gouvernement a annoncé une période de tolérance pour les entreprises de bonne foi qui rencontreraient des difficultés au démarrage. Ce n'est pas une raison pour attendre : la réception est déjà obligatoire.

Qui est concerné ?

La réforme concerne toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille.

  • Les grandes entreprises et les ETI.

  • Les PME et les TPE.

  • Les micro-entrepreneurs et indépendants.

Elle vise les factures échangées entre entreprises en France. Pour les ventes aux particuliers ou à l'international, une autre obligation s'applique : le e-reporting, qui consiste à transmettre certaines données de transaction à l'administration fiscale.

Plateforme agréée ou logiciel de facturation : quelle différence ?

C'est la question qui revient le plus souvent. Les deux notions sont liées, mais ne désignent pas tout à fait la même chose.

  • La plateforme agréée (PA) transmet officiellement les factures et les données à l'administration. Elle est immatriculée par la DGFiP.

  • Le logiciel de facturation sert à créer vos devis et factures au quotidien.

Certains logiciels sont eux-mêmes plateformes agréées, d'autres sont connectés à une plateforme partenaire. Dans les deux cas, l'essentiel est que votre outil vous permette d'émettre et de recevoir des factures conformes, sans double saisie. En septembre 2026, près de 150 plateformes agréées étaient immatriculées.

Comment choisir son logiciel de facturation électronique ?

Avant de vous décider, vérifiez quelques points essentiels. Ils vous éviteront de devoir changer d'outil dans quelques mois.

  • La conformité : le logiciel est-il plateforme agréée ou connecté à l'une d'elles ?

  • Les formats : Factur-X, UBL ou CII doivent être gérés.

  • La réception des factures fournisseurs, pas seulement l'émission.

  • Le e-reporting si vous vendez à des particuliers ou à l'étranger.

  • La simplicité d'utilisation au quotidien.

  • Le prix, adapté à votre volume de factures.

  • Les connexions à votre banque et à votre comptabilité.

Bon réflexe : vérifiez toujours le statut d'une plateforme sur la liste officielle publiée par l'administration fiscale.

Les logiciels de facturation électronique à connaître

De nombreux éditeurs ont adapté leurs outils à la réforme. Voici ceux qui reviennent le plus souvent, selon votre profil.

  • Pennylane

  • Axonaut

  • Sellsy

  • Tiime

  • Abby

  • Dougs

Pennylane : facturation et comptabilité réunies

Pennylane s'est imposé auprès des PME en réunissant facturation, gestion des dépenses et comptabilité dans un même outil, partagé avec l'expert-comptable.

  • Facturation et comptabilité au même endroit.

  • Collaboration avec votre expert-comptable.

  • Synchronisation bancaire.

Pour qui ? Les PME et les entreprises accompagnées par un cabinet comptable.

Axonaut : l'outil de gestion tout-en-un

Axonaut regroupe facturation, CRM, suivi de trésorerie et gestion commerciale, pour piloter toute l'activité d'une petite entreprise.

  • Devis et factures en quelques clics.

  • Un CRM intégré.

  • Un suivi de trésorerie.

Pour qui ? Les TPE qui veulent un seul outil de gestion.

Sellsy : pour les équipes commerciales

Sellsy combine facturation, CRM et gestion commerciale, avec des fonctionnalités pensées pour les équipes de vente.

  • Un CRM complet.

  • Devis, factures et relances automatiques.

  • Des abonnements et paiements récurrents.

Pour qui ? Les PME avec une équipe commerciale.

Tiime : la solution des indépendants et de leurs comptables

Tiime propose une application de facturation et de gestion très utilisée par les indépendants, souvent en lien avec leur cabinet comptable.

  • Une application simple et mobile.

  • Notes de frais et justificatifs.

  • Un lien direct avec l'expert-comptable.

Pour qui ? Les indépendants et petites entreprises.

Abby : pensé pour les micro-entrepreneurs

Abby s'adresse en priorité aux micro-entrepreneurs, avec un outil simple qui couvre la facturation et les déclarations.

  • Factures et devis simplifiés.

  • Aide aux déclarations de chiffre d'affaires.

  • Une interface très accessible.

Pour qui ? Les auto-entrepreneurs qui veulent rester simples.

Dougs : une offre de facturation gratuite

Cabinet d'expertise comptable en ligne, Dougs figure parmi les plateformes agréées et propose une solution de facturation gratuite.

  • Un outil de facturation gratuit.

  • Un accompagnement comptable en option.

  • Une démarche entièrement en ligne.

Pour qui ? Les petites structures qui cherchent une solution sans frais pour démarrer.

Se préparer à la facturation électronique en 5 étapes

Que vous soyez déjà concerné par l'émission ou non, mieux vaut s'organiser dès maintenant. Voici la marche à suivre.

  1. Faites le point sur votre façon actuelle de facturer.

  2. Choisissez votre plateforme agréée ou un logiciel qui y est connecté.

  3. Vérifiez votre inscription dans l'annuaire national de la facturation électronique.

  4. Testez la réception d'une facture électronique.

  5. Préparez l'émission de vos propres factures avant septembre 2027.

FAQ : la facturation électronique

Voici les réponses aux questions que se posent le plus souvent les entrepreneurs face à la réforme.

La facturation électronique est-elle obligatoire pour les auto-entrepreneurs ?

Oui. Les micro-entrepreneurs doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026, et devront les émettre à partir du 1er septembre 2027.

Un PDF envoyé par e-mail est-il encore valable ?

Non, pas au sens de la réforme. Une facture électronique doit respecter un format structuré et transiter par une plateforme agréée.

Existe-t-il un logiciel de facturation électronique gratuit ?

Oui, certaines solutions proposent une offre gratuite, notamment pour les petites structures. Vérifiez qu'elles couvrent bien la réception et l'émission, et qu'elles sont reliées à une plateforme agréée.

Qu'est-ce que le e-reporting ?

C'est l'obligation de transmettre à l'administration certaines données sur les ventes qui ne relèvent pas de la facture électronique entre entreprises, comme les ventes aux particuliers ou à l'international.

Que risque-t-on si l'on n'est pas prêt ?

Des sanctions sont prévues en cas de non-respect des obligations. Le gouvernement a toutefois annoncé une période de tolérance pour les entreprises de bonne foi au démarrage de la réforme.

Sources

Cet article s'appuie sur les informations officielles de l'administration fiscale.

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Type de ressource

Bénéficiaires

  • Non renseigné

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